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Index des articles > Le village > Histoire de Laboule


Histoire de Laboule 

Article posté par ¥laboule.village.
Paru le mardi 13 mai 2008 à 13:36
Vu 4745 fois.
Note : etoiles5 (1 vote)

Histoire de Laboule



Registre datant des années 1860


1. Etymologie de Laboule; son nom de paroisse; son nom de commune

Laboule a été ainsi nommée à cause de l'arbre nommé bouleau qui était autrefois très commun en ce lieu et qui dans la basse latinité portait le nom de Boula pour betula. On l'appelait boul en vieux français. Cet arbre se nomme aujourd'hui dans le langage du pays, bès.
Cette étymologie est confirmée par d'autres noms en usage dans le pays tels que celui de Bois-La-Boule, par lequel on désigne des prairies situées près du Tanargue, par celui du ruisseau Riboulet ou Rieuboulet, qui évidemment n'est que l'abréviation des mots : ruisseau coulant au milieu de bouleaux, par celui ensuite de Costeboulet, qu'on donnait naguère au côteau qui se trouvait entre le chef lieu de Laboule et le ruisseau de la Vernade, et qui provenait de ce que le côteau était couvert de bouleaux.
La paroisse de Laboule dont l'église fut inaugurée le 25 août 1733 est placée sous le patronnage de l'Immaculée Conception de la Ste Vierge reçut dès lors le nom de Notre Dame de Laboule.
Laboule ne fut érigée en commune que 41 ans plus tard par une ordonnance des états de la province du Languedoc datée du 31 Octobre 1774 par laquelle Laboule fut séparée du mandement de Valgorge et Valos du mandement de Joannas pour être réunis en un seul mandement ou communauté qui reçut le nom de commune de Laboule-et-Valos.

2. Configuration, limites, et étendue du territoire de Laboule

Situé sur le versant méridional du Tanargue, le territoire de Laboule a la forme d'un quadrilatère à côtés inégaux.

Le côté septentrional qui longe la crête du Tanargue depuis le Serre du Clapas jusqu'à la champ-du-Cros et confine au nord avec le territoire de la Souche et au nord-est avec celui de Jaujac est environ de 6,800 mètres de longueur.

Le côté oriental qui s'étend depuis La champ-du-Cros jusqu'au moulin de Boutière(4) et qui confine à l'est avec le territoire de Rocles est environ de 5,000 mètres.

Le côté méridional qui est formé par le cours de la rivière de Beaume depuis le moulin de Boutière jusqu'à la limite des domaines du Charlier et de Marette et qui confine au sud avec le territoire de Beaumont est environ de 1,120 mètres.

Le côté occidental qui va de la rivière de Beaume en longeant la crête du serre du Clapas sur le sommet du Tanargue et qui confine avec le territoire de Valgorge est environ de 5,500 mètres.

Ce qui donne pour la superficie du territoire de Laboule 1704 hectares.

3. Altitude et déclivité du terrain de Laboule

L'altitude du chef lieu de Laboule est d'environ 650 mètres; celle du sommet du Tanargue au-dessus de Fonffreyde est d'environ 1600 mètres et celle du moulin de Boutière est d'environ 400 mètres, d'où il résulte que la déclivité du terrain est d'environ 1200 mètres.

4. Orographie et hydrographie

La grande montagne du pays est le Tanargue, nom hybride composé du mot celtique "Tarann" qui désignait chez les Gaulois le dieu du tonnerre, et du latin "ager" champs. Les Gallo-Romains ont donc d'abord nommé cette montagne "Tannager" qui signifie "le champs ou la demeure du tonnerre".
Ensuite on a dit par abréviation "tanager", et enfin par inversion "d'ager" en "argue" a été fait le nom actuel Tanargue. On a toujours distingué deux Tanargues, le grand et le petit comme on le voit par l'expression.
Deux Alpes qui se trouve dans la donnation faite par aginex(?) à l'église de St Vincent de Viviers (voir 1ère partie page ?).

Le grand Tanargue commence aux forêts à l'ancienne abbaye des Chambons et se termine au mont qui est au-dessus de Fonffreyde. La direction est de sud-ouest au nord-est et son altitude va toujours en s'élevant. Son sommet est un plateau de 500 à 1000 mètres de largeur couvert d'une verte pelouse où vont paître de nombreux troupeaux pendant la saison de l'été.

Le petit Tanargue commence là où finit le grand et se termine à la Champ-du-Cros la direction est du nord-ouest au sud-est. Son altitude ne s'élève pas au-delà de 1500 mètres et en exceptant toutefois ses deux extrémités. Son sommet n'est généralement qu'une crête.

A la jonction des deux Tanargues, il y a une ramification en forme de contrefort dont la direction est du nord au sud et qui va en s'abaissant graduellement aboutir au mamelon de la Rouvière. Il divise le territoire de Laboule en deux bassins, dont l'un est à l'orient du chef-lieu, l'autre à l'occident.

Le bassin oriental est sillonné par plusieurs ruisseaux, (nommés dans le langage du pays "valats") qui prennent leur source au petit Tanargue et qui étant réunis forment au-dessus de Valos la rivière qui porte ce nom (valat), laquelle reçoit à droite au-dessous de ce lieu le ruisseau dit le rieu qui descend de La Fare, un des points de la ramification qui sépare les deux bassins. Plus bas elle reçoit à droite le Théron qui coule à travers du petit vallon de Valousset, et un peu plus bas le Rieu Pourchier qui forme la limite des territoires de Laboule et de Rocles, et cette rivière prend dès lors le nom de rivière de Salindre.

Le bassin occidental est aussi arrosé par plusieurs ruisseaux dont le principal est celui des Trinigayres (?) qui prend sa source au grand Tanargue et réuni à celui de Fonffreyde reçoit le nom de Rieuboulet et passe entre le chef-lieu de Laboule et le lieu d'Abriges et reçoit au-dessous de ce dernier lieu le ruisseau du Jas ou Ordaulagnet(?) qui a aussi sa source au grand Tanargue. Il reçoit aussi un peu au-dessus du moulin de modène le ruisseau de coucouru ou du Bla, qui arrose la vallée de Serre et le ruisseau de la Vernade et qui vient de la petite vallée du chef lieu de Laboule et du versant occidental de La Rouvière. Toutes les eaux de ce bassin portent le nom de rivière de Laboule jusqu'à leur jonction avec la rivière de Beaume qui a lieu près de la métairie du Charlier.


5. Géologie ou nature du terrain


Le terrain de Laboule est un terrain primitif; ses roches sont de granit et de gneiss.

Le granit qui paraît être de formation plutonienne est très compacte et extrêmement dur. Les couches des roches granitiques qui s'élèvent au-dessus du sol, au lieu d'être horizontales, comme elles ont du l'être lors de la formation de ces roches se rapprochent plus ou moins de la pente du sol. C'est une preuve évidente qu'un grand soulèvement produit par un agent souterrain a eu lieu dans ce pays postérieurement à la formation des roches.

Le gneiss appelé aussi "tuf" est connu dans le langage du pays sous le nom de "sisa", est plus ou moins dur suivant la quantité se quartz, de schiste ou de mica qui entre dans sa composition. Il est de formation neptunienne et on ne le trouve que dans les endroits qui forment une petite plaine et sur les pentes qui avoisinnent ces endroits. Ses couches comme celles des roches granitiques sont plus ou moins inclinées.

Le grés ne se trouve que sur les pentes du mamelon de la Rouvière encore est-il grossier, peu agglutiné et cassant de sorte qu'il est aujourd'hui difficile de pouvoir en faire de la pierre de taille.

On ne découvre dans le territoire de Laboule aucune trace de basalte ni de pierre volcanique, ni de terrain houiller. Certains géologues ont dit que les montagnes de ce pays sont riches en minerais. Si cela est, ce sont des trésors cachés dans les entrailles de la terre aucune tentative d'exploitation n'a été faite. Toutefois on y remarque quelques filons de plomb argentifère, quelques indices d'eau minérales. On y a fait quelques exploitations d'argile qui n'ont produit que des tuiles assez grossières.

6. Règne végétal

Anciennement tout le terrain de Laboule était boisé jusqu'au plateau du Tanargue. Les principales essences forestières étaient:

Le hêtre vulgairement appelé : lou faou
le sapin : lou sapi
le mélèze : lo lîou
l'érable : lou jas ou l'ojas
le chêne : lou rouré
le frêne : lou frâi
l'orme : l'oumé
le bouleau : lo boulo ou lou bès
le tremble (espèce de peuplier) : lou tromblâiré
le saule : lou sâouré
l'alizier : l'odrelié
l'aulne ou la verne : lou ver
le micocoulier ou fabrecoulier : lou fabégou
le buisson : lou bouisson ou l'ogronas
le genêt : lou ginès

Certains quartiers de terrain portent encore le nom des arbres qui y croissaient autrefois; ainsi le nom de la fage vulgairement la fajo signifie lieu couvert de hêtres ou fayards de fagus en latin. Le nom du ruisseau du jas vient de l'érable vulgairement appelé jas ou ojas qui croissait sur ses rives. Le nom de rouviéro, signifie lieu planté de chênes, rouré. Les noms de sâouré de sâourado signifient lieux plantés de saules. Le nom de vernade signifie lieu planté de vernes; celui de fabrège vient de fabrecouliers ou fabrégou qui y croissaient... etc etc.

Maintenant que tous ces arbres ont disparu, les pentes alpestres du Tanargues sont d'un aspect triste et sévère. Recouvertes d'une mince couche de terre végétale que percent çà et là les roches de granit, elles n'offrent que des landes où croissent particulièrement le genêt et la fougère. Toutefois sur les bords escarpés des ruisseaux apparaissent quelques guirlandes de prairies dont le foin conserve l'odeur agréable des plantes aromatiques qui les composent.

Mais la partie inférieure du terrain jusqu'à mi-côte est ombragée par d'énormes et vigoureux châtaigners qui produisent la principale récolte du pays. On y trouve aussi la plupard des arbres à fruits qui croissent dans le pays à zones tempérées.
En voici l'énumération suivant l'ordre de leur produit respectifs.

Le châtaignier vulgairement appelé : lou chostonié
le noyer : lou nougié
le pommier : lou poumié
le prunier : lou prunié
le cerisier : lou cérêi
le poirier : lou périé
la vigne : lo vénio
le figuier : lo figiéiro
le pêcher : lou passéguié
Les fruits de ces arbres sont savoureux mais généralement de médiocre grosseur.

Il est constaté qu'il y avait autrefois plus de vigne qu'aujourd'hui. On y faisait du vin qui ne devait pas être impotable puisque les muletiers l'exportaient. Maintenant les vignes que l'on y cultive dans les bas fonds ne fournissent que des raisins qui ne pouvant parvenir à une parfaite maturité, sont à peine bons à manger, et mis en cuve, ils ne produisent que du verjus et non du vin potable. On doit attribuer cette dégénérescence de la vigne au déboisement du Tanargue qui a rendu la température bien plus variable, et le calorique bien plus irrégulier au printemps et en été.

Autrefois chaque maison avait autour d'elle son verger ou lieu planté d'arbres fruitiers comme on le voit dans le cadastre de 1616. Là se trouvait le mûrier noir, l'omourié négré que l'on cultivait pour son fruit dont on faisait des confitures et quelquefois du vinaigre.
Et l'on voit là pourquoi Madame Dubourg la fondatrice de l'église de Laboule dans les baux à ferme de ses domaines, se réservait toujours la jouissance des mûriers qui étaient dans ses terres.
Le besoin d'une récolte plus productive a fait convertir ces vergers d'abord en champs et puis vers le fin du dernier siècle en plantation de mûriers blancs qui se sont parfaitement acclimatés et desquels provient aujourd'hui un des principaux produit du pays.

Les céréales que l'on cultive dans le pays sont :

1/ le seigle qui ne fournit qu'environ la moitié du pain nécessaire pour la consommation.
2/ l'orge : l'uerdi
3/ l'avoine : lo sivado
La culture de la pomme de terre vulgairement dite tortiflé qui est aujourd'hui une des principales productions, ce pays ne commença à l'introduire que vers 1770 après que le célèbre agronome Parmentier eût démontré les propriétés diverses de cette plante et (*) les préventions aveugles qui s'opposaient en France à son emploi général.

Aujourd'hui sur 120 hectares de terres labourables qu'il y a dans la commune de Laboule, 86 sont employées pour le seigle, 30 pour la pomme de terre, 2 pour l'orge, 2 pour l'avoine.

Jusqu'à la fin du dernier siècle on cultivait dans des chènevières, chonobiéros le chanvre qu'il fallait pour la toile nécessaire à chaque famille. Cette culture est aujourd'hui totalement délaissée.

Les plantes légumineuses, potagères et autres ordinairement cultivées dans les jardins sont:

les haricots ou petites fèves : los favos
les pois : los pésés
les choux : lous châoulés
les oignons : los cébos
les poireaux ou porreaus : lous pâourés
les bettes ou blettes : los blédos
les laitues : los lochugos
les chicorées ou endives : los oùdivos
les courges : los coulourdos
les calebasses : los poinos
les concombres : lous coudoumbrés
les céleris : loui lapis
les raves : loi rabos
les betteraves : los postenatios
les racines jaunes : loi racino
les raiforts ou radis : loui raffés
les épinards : lous espinar
les oseilles : los oigrélos
les persils : loui juver
les aubergines : los âoubérginos
les scoronères ou salsifis : los escorsounédos
les asperges : los aspérgos
les pois chiches : lous césés

Parmi les nombreuses espèces de champignons qui croissent dans le pays, il n'y en a que deux qui soient bonnes à manger : l'oronge lou roumonel et le champignon proprement dit, lou celou.

7. Le règne animal

Il y avait autrefois des sangliers dans le pays comme semble l'attester le nom de rieu pourchier qui signifie ruisseau du porc sauvage qui n'est autre que le sanglier; de même que Pourcharesse village de la commune de Dompnac que les gallo-romains ont dû nommer porcarien regio pays des sangliers; comme Loubaresse luparum regio signifie pays des louves, c'est-à-dire pays où les louves mettent bas.

Les animaux sauvages d'aujourd'hui sont:

le loup : lou lou
le renard : lou réinar
la martre : lo martré
le lièvre : lo lébré
le chat sauvage : lou cha géiné
l'écureuil : l'esciraou
la belette : lo moustiélé
le mulot : lou ra griéoulé
le hérisson : l'éirissou

Tous ces animaux sont indigènes à l'exception du loup qui y fait en toute saison des incursions à cause des troupeaux.

Les animaux domestiques sont généralement d'une espèce chétive. Il peut y avoir maintenant dans la commune 1500 bêtes à laine, 500 chèvres, 400 porcs, 20 vaches, et 20 mules, mulets ou ânes.

Les oiseaux, tant ceux qui sont indigènes, que ceux qui ne sont que de passages sont:

l'aigle : l'âiglo
le vautour : lo morgalo
le milan : lou moushé
le corbeau : lou courpotas
la bécasse : lo bécasso
le hibou : lou jounel
la chouette : lou suîto
le coucou : lou coucu
la predrix : lo perdi
la pie : lou pi
le geai : lou jaï
le merle : lou merlé
la grive : lo trido
l'alouette : lou lâouséto
le rossignol : lou roussinieou
le chardonneret : l'eschardonélio
le moineau : lou passeron
le pinson : lou quinson
l'hirondelle : l'hiroundo
la fauvette : lo vachéto
le roitelet : lou rébédéré

Il n'y a d'autre poisson que la truite qui remontait le long des ruisseaux au-dessus de mi-côte. Les inondations de 1854 détruisirent totalement ce poisson ainsi que son frai.

Parmi les reptiles on remarque la couleuvre, la vipère, l'aspic qui ne sont connus dans le pays que sous le nom générique de serpents sèrs; et l'orvet, l'oduel qui n'est pas venimeux, le lézard lou lètrou et la salamandre lo lébréno qui contrairement à l'opinion générale sont des animaux inoffensifs sont assez communs.

On compte environ 200 ruches d'abeilles dont le miel est de bien médiocre qualité.

Il est de temps en temps des troupes extraordinaires d'insectes malfaisants contre lesquels on recourt aux prières d'église pour en obtenir la destruction ou la disparition, ce sont : les guêpes qui détruisent les abeilles, les sauterelles qui dévorent les pâturages nécessaires aux troupeaux, les chenilles qui rongent les feuilles des arbres à fruits et les plantes potagères.

8 . Météorologie

Le climat est sain; l'air est pur mais la température dans une commune dont la déclivité est de 1200 mètres ne saurait être la même. Ainsi sur le Tanargue, l'hiver commence ordinairement vers la toussaint et ne finit que vers la fin de mai et la neige ne ... presque pas ... ... ... voir pendant tout ce temps. Le mois de juin peut y être considéré comme le printemps. Les mois de juillet et d'août comme l'été et les mois de septembre et octobre comme l'automne.
Au chef lieu qui est le hameau le plus haut de la commune, le plus élevé et le plus exposé aux vents froids du nord, l'hiver commence vers la mi-décembre et finit vers la fin de mars et quelque fois vers la fin avril.
Les gelées y sont plus fréquentes que la neige.
Dans les hivers ordinaires il y a environ 30 jours de gelées pendant lesquels le thermomètre descend en plein air de 0 à 10 degrés Réaumur; tandis qu'il ne tombe à diverses reprises que 50 centimètres de neige, laquelle ne reste qu'environ 15 jours.

Il est rare que le printemps soit continuellement beau c'est l'époque de l'année la plus sujette aux variations atmosphériques, au passage subit du chaud au froid; c'est là la cause des maladies les plus communes du pays comme nous le verrons plus loin. C'est aussi à cette cause que l'on peut attribuer la plupart des mauvaises récoltes.
Les fortes chaleurs de l'été n'ont lieu que depuis le commencement de juillet jusqu'à notre Dame d'août (15 août). Le thermomètre s'élève alors au soleil depuis 15 degrés Réaumur jusqu'à 30. Mais dans la nuit on n'est presque jamais incommodé par la chaleur parce que la terre et les arbres absorbent le calorique et ne le réfléchissent jamais. C'est en cette saison qu'en un jour de chaleur étouffante vers l'heure de midi les nuages se rassemblent et se condensent sur le Tanargue; bientôt tout le ciel se couvre et s'assombrit; l'éclair brille, le tonnerre gronde, la grêle se forme, mais ce n'est pas sur Laboule comme étant trop près du Tanargue que l'orage qui en part déchargera tout ce qu'il recèle dans ses flancs.
On entendra le nuage mugir en se dirigeant vers le sud. On verra les éclairs se succéder sans interruption et les tonnerres répercutés par les échos des vallées retentiront avec un bruit effrayant. La foudre tombera quelque part dans la commune mais la grêle ira faire ailleurs des terribles ravages. C'est des montagnes de la Chavade que part l'orage qui apportera la grêle à Laboule où il arrivera à l'improviste.
L'automne ordinairement pluvieux au commencement a le plus souvent de beaux jours vers la fin. Les gelées blanches qui dans cette saison produisent un froid très piquant dans ces lieux à altitude moins élevée sont pour ainsi dire inconnues à Laboule, c'est alors qu'on y jouit d'une température douce et sereine.
Nous allons citer quelques dictons populaires que l'on met au rang des pronostics.

"choléndos giolados, espigios gronados; choléndos monôlos, espigios fonôlos"

....

Parmi les vents celui qui règne le plus fréquemment est le vent du nord-ouest qu'on appelle l'âouro; il est modéré à moins qu'il y ait lutte entre lui et le vent du midi, il est froid en hiver et toujours frais en été.
Le vent du midi ou plutôt du sud-est qu'on appelle lou vén amène la pluie; il est parfois violent mais non désastreux, seulement il dépouille à la longue de leur terre végétale les collines qui convergent vers le midi et n'y laisse que la roche nue; ce qui n'a pas lieu pour les collines qui ont une exposition différente.
Le vent du sud que l'on appelle lou vén blon ou lou vén romies parce qu'il fait gonfler les feuilles des arbres est sec et chaud, il règne ordinairement aux mois de mai et de juin et il est nuisible au blés et aux vers à soie.
Le vent du sud-est se nomme lo trovesso; il amène aussi la pluie mais il est moins fréquent que le vent du nord-est quand il souffle en automne il est préjudiciable aux châtaignes.
Le vent de l'ouest qu'on appelle lo biso est doux et agréable en hiver il fait fondre rapidement la neige.
Le vent du nord que l'on appelle improprement lou soulébré et qu'on devrait appeler l'oughiola parce que c'est l'aquilon. C'est le vent le plus violent et le plus désastreux, il s'engouffre dans la vallée, et y déracine en tourbillonnant les arbres les plus gros et les plus solides. Heureusement qu'il ne dure que cinq ou dix jours et qu'il ne souffle que quatre à cinq fois par an. Il est toujours froid, même en été.
Le vent de l'est se nomme l'onghiola on devrait plutôt l'appeler lo soulébré puisque c'est le vent solaire vu qu'il suit le cours du soleil. Ce vent est violent et humide mais il souffle rarement.

LABOULE ET LES HAMEAUX

Chef lieu de Laboule , lo boûlo, de bouleau

Abriges Obrigos lieu à l'abri ou qui abrite

Le Rieu Lou Riéou nom signifiait le petit ruisseau

Le Serre Lou Séré Monticule en forme d'arête qui se trouve entre 2 vallons.

Le Monteil lou Mountel de moutilinum monticule

Le Brau du bas latin Broa, Broale, Broscia broussaille, limites.

Valos Volanô de vallo vallon, vallée.

Vallousset Vallicettus petit vallon.


POPULATION PAR DECENNIES

Dates
Du 25/8/1733......147 Familles.....728 Habitants
1740...................145 Familles.....726 Habitants
1750...................141 Familles.....693 Habitants
1760...................134 Familles.....686 Habitants
1770...................124 Familles.....716 Habitants
1780...................127 Familles.....787 Habitants
1790...................133 Familles.....783 Habitants
1800...................143 Familles.....731 Habitants
1810...................151 Familles.....817 Habitants
1820...................179 Familles.....846 Habitants
1830...................190 Familles.....933 Habitants
1840...................209 Familles.....1010 Habitants
1850...................224 Familles.....1043 Habitants
1860...................232 Familles.....933 Habitants

Merci à Marie - Paule V.


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